20.08.2009

Au rendez-vous des savoir-faire au marché des potiers

P1020470-bis.jpgLes 42 exposants du 17e marché des potiers ont prouvé, encore une fois, leur savoir-faire en exposant des pièces à l'originalité chaque année renouvelée et dont la richesse des coloris a séduit les chalands qui repartaient de la place de la République les bras chargés.

P1020451-bis.jpgP1020454-BIS.jpgAvec un peu moins de monde que d'habitude, la manifestation n'en garde pas moins une notoriété maintenant établie. Dans cet espace ombragé, qui se prête à merveille à cette concentration d'artistes qui flirtent entre art et artisanat, anciens et nouveaux se côtoyaient.

Aux côtés de Bernard Muzas, le potier attitré d'Amphoralis, qui proposait sa production aux décors traditionnels populaires du Languedoc, on trouvait de nouveaux venus comme Chloé Perrin, d'Arles, qui attendait la foule des grands jours, mais qui a tiré son épingle du jeu, en proposant à des prix tout doux, ses créations colorées japonisantes. Ses saladiers, assiettes et bols, en terre vernissée bicolore, alliant l'utile à l'agréable, ont comblé bien des attentes.

Non loin, le tout jeune Loïc Giorgio, des Pyrénées-Orientales, a étonné avec des pièces résolument modernes. Déjà inscrit à la Maison des Artistes et reconnu par ses pairs, il se distingue par un jeu de matières, brutes et polies, qu'il laisse à l'enfumage au bois produire des teintes variant du gris clair au noir profond. « C'est la nature qui confére aux pièces ce cachet unique » précise Loïc dont les oeuvres s'inscrivent toutefois dans une démarche artistique haut de gamme.

P1020455-bis.jpgMichèle Janisset est une audoise de Puivert, elle aussi pour la première fois à Sallèles d'Aude. Actuellement à l'affiche de l'office du tourisme de Quillan, cette céramiste mosaïste dit « se laisser porter par le monde magique de l'argile ». Les arts de la table, le luminaire, les vases les tables et guéridons comme celui exposé sur la place, font partie de son univers et s'inscrivent dans « un vent de terre » du nom de son atelier.

On ne peut passer sous silence la démonstration de Cécile, la potière sallèloise, toujours très entourée à proximité du stand réservé à Amphoralis. Concentrée, elle a tenu en haleine, comme à chacune de ses prestations, un public admiratif de sa dextérité au tour manuel, pendant que Séverine initiait les enfants à la fabrication de lampes à huile.

Rendez-vous est déjà pris entre potiers et visiteurs pour une 18e édition et des talents encore une fois renouvelés.

 

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14.08.2009

Des livres insolites exposés au centre européen du patchwork

P1020409-bis.jpgSurprendre, émerveiller, tel est à chaque expo du Centre européen du patchwork le pari de la maîtresse des lieux, Marie Godard, qui accueille du 1e août au 30 septembre, les oeuvres résolument contemporaines d'artistes textiles françaises, les luxueuses broderies d'Isabelle Mallet-du-Lac et les créations d'un genre nouveau au CEP, les livres objets de Michèle Lafont, qui captent l'attention du visiteur par leur singularité.

Un livre, c 'est un assemblage de feuillets, support de l'écriture et dont une des fonctions est d'être transportable d'un lieu à l'autre. L'approche au livre de Michèle Lafont, bibliothécaire et documentaliste de formation, est une démarche artistique dont le texte n'est que prétexte.

P1020401-bis.jpgLes mots, écrits à la main sur du papyrus ou du papier du moulin de Brousse, se cachent dans des reliures d'écorces en éventail, des tranches de châtaignier ou dans des matériaux de récupération ou échoués qui sont souvent le départ de la création. Exit la notion de transportable!

Livres objets, livres sculptures, ils occupent l'espace et s'imposent comme objets insolites de décoration. Pour les ouvrir, il faut d'abord trouver le sésame et c'est avec précaution que se déroulent alors de curieuses pages, en papier d'Himalaya ou fait main par Michèle à partir de fibres végétales. Peu de mots, quelques rimes et des réflexions personnelles ou empruntées, qui viennent illustrer le processus créatif.

Autour de ces livres judicieusement répartis dans le bel espace de la salle d'exposition, Josiane Valette est présente, sur les cimaises, avec ses Tifaifai, symboles incontournables de l'artisanat tahitien, ainsi que Kaïna Mottet et ses histoires africaines. Tout proche, à découvrir les originalités textiles de Line Muzard et les broderies d'Isabelle Mallet-du-Lac.

 

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20.07.2009

Olivier de Kerckhove rend hommage à la féminité

P1010754-bis.jpgEn 2007, le sculpteur de l'atelier Jatteau d'Aigne s'était distingué avec une série dédiée à la révolte des vignerons, en cette année anniversaire des événements de 1907. Olivier de Kerckhove avait ainsi présenté, déjà au Centre européen du patchwork, des sculptures originales de plein air, taillées dans des douelles de foudre en chêne, qui symbolisaient des hommes solidement ancrés dans leurs racines.

L'artiste s'exprime toujours en taille directe, sur des bois dressés comme des totems, mais en déclinant cette fois la femme dans tous ses états. De l'enfance à la vieillesse, de la plus jeune à la plus âgée, c'est l'éternel hymne à la femme que l'on retrouve dans les courbes naturelles du bois.

Mais il n'y a rien de banal pour Olivier de Kerckhove, formé au métier de charpentier de marine et dont les planches constituent son univers créatif. Chaque interprétation va à l'essentiel. La tête penchée de l'adolescente, le ventre rebondi de la femme enceinte ou encore le coeur qui bat de la mère avec son enfant, sont autant d'expressions d'une recherche d'harmonie entre les qualités naturelles du bois et le corps de la femme. Pour la représentation de la vieillesse, la courbe a disparu. Le trait est droit et l'artiste a choisi le côté rugueux de la planche pour transcrire la jeunesse perdue.

Une exposition à découvrir jusqu'en octobre dans l'entrée du Centre européen du patchwork. Impossible de la manquer et de n'être pas interpellé par ces curieuses sculptures, plombées par de solides disques brise-mottes.

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07.07.2009

Le travail du verre à la manière de Danielle Yvetot

P1010498-bis.jpgMarie Godard, depuis l'ouverture du Centre européen du patchwork, propose au public, pour accompagner chacune des 4 expositions d'art textile qui se succèdent de mars à décembre sur les cimaises de la grande galerie du quai de Lorraine, une autre forme artistique, peinture, sculpture ou encore mosaïque.

C'est ainsi que tout le mois de juillet, les oeuvres de Danielle Yvetot, artiste vitrail et verre, se mêlent harmonieusement avec les patchworks exposés sur le thème '' Du figuratif à l'abstrait''. Cette normande, au nom prédestiné, consacre son savoir et son travail au service de la lumière et de la transparence.

Après une formation classique à l'Ecole internationale du vitrail de Chartres où s'est ancrée sa passion pour le vitrail traditionnel, elle a évolué vers le verre fusionné qui lui a ouvert d'infinies possibilités plastiques, telles la création de reliefs dans lesquels joue la lumière ou l'ajout de sable ou de poudre d'argent qui multiplie à l'envi les effets décoratifs. A cette découverte s'est ajoutée la maîtrise des émaux et de la grisaille. Tout un ensemble de techniques  qui lui permettent de revisiter de façon très contemporaine des sources d'inspiration classique.

P1010506-bis.jpgCes belles créations sont présentées en tandem avec les peintures de Michel Pierre Brunet, de grands panneaux de toile sur lesquels sont collés des bandes de papier colorées à l'acrylique, à la craie grasse ou encore au fusain, retravaillées à l'huile après marouflage. Le peintre mêle ainsi intimement formes, couleurs et matière, restant fidèle à un style qui oscille entre figuratif et abstraction et que l'on retrouve dans chacun de ses thèmes  traités par série ou variations.

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14.06.2009

Les natures mortes de Jean Pierre Balana à découvrir à la pizzeria

P1010647-bis.jpgJusqu'à la fin du mois de juin, Jean Pierre Balana présente sur les cimaises de ''Chez Hervé'', la pizzeria du quai d'Alsace, ses tableaux à l'huile sur bois. Le pinceau de ce Narbonnais y fait vivre natures mortes et paysages qui témoignent d'une observation attentive des objets et de la nature.


Encouragé par son entourage, Jean Pierre Balana est fidèle, depuis ses débuts en peinture, à un certain  classicisme. Il a ainsi adopté, en autodidacte, le réalisme des maîtres flamands du XVe siècle dont il admire la finesse, la précision et la transparence. Comme ces derniers, il utilise la technique du glacis  qui repose sur la superposition des couleurs et demande une préparation minutieuse des fonds. Des préliminaires à l'ancienne obtenus avec du blanc de Meudon additionné de colle de peau de lapin qu'il passe en plusieurs couches poncées à l'eau avec la paume de la main pour obtenir un ''marbre'' parfait. Viendra après, le travail des glacis qui permettra des effets de lumière sur des fruits, des étains ou des verres.

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Animé par le plaisir de peindre, Jean Pierre Balana est en constante recherche personnelle et chaque toile est pour lui une émotion. La dernière bénéficiant de l'expérience acquise avec avec celles déjà réalisées.

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10.06.2009

Une exposition pour se souvenir, comprendre et prévenir les inondations

P1010637-BIS.jpgL'exposition itinérante ''Mémoire du risque inondation'' s'est installée fin mai dans la salle des fêtes et a permis aux scolaires et aux Sallèlois qui ont vécu, ou non, la crue catastrophique de novembre 1999, d'être sensibilisés aux missions du Smmar, syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières.


Pierre-Henri Ilhes, président de cette structure, créée en 2002 pour mener la politique définie par le département de l'Aude, en a dressé la carte d'identité mettant en évidence la logique hydrologique et territoriale dont tiennent compte solidairement les 18 syndicats de bassin qui la composent. Cette logique  transparaît dans les 21 panneaux qui expliquent les inondations et le programme d'actions mis en oeuvre pour protéger les lieux habités.

L'entretien de la mémoire du risque est bien sûr l'objet d'une importante documentation, la mémoire des hommes faisant souvent défaut mais pas celle de l'eau. Des repères de crues des dix dernières années seront d'ailleurs mis en place, avant la fin de l'année, dans le département.


IMG_1712.JPGLe directeur du Smmar, Jacques Chabaud, s'est arrêté, dans son intervention sur la situation locale, à savoir la réalisation prochaine des digues destinées à contenir les eaux en crue de la Cesse, que ce soit en création, renforcement ou prolongement là où c'est nécessaire. Des digues qui protégeront également la commune en amont de Saint-Marcel sur Aude. Le financement est acquis mais il reste à trouver l'issue technique qui dépend des négociations d'expropriation avec les propriétaires concernés par l'implantation des digues. C'est à ces derniers qu'il s'est adressé en les engageant à « participer positivement » aux réunions futures.


Le maire, Yves Bastié, a ensuite rendu hommage à l'efficacité sur le terrain de Jacques Chabaud et à la vision d'ensemble de la protection du territoire qu'il a su imposer dans l'intérêt public. Il a salué également sa première adjointe, Dany Dura, qui a en charge le doublement lourd dossier de l'inondation. Sallèles d'Aude se situant sur deux zones, celle du Minervois pour la Cesse et celle du Delta de l'Aude.

 

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01.06.2009

Le centre européen du patchwork s'ouvre à trois nouveaux talents

P1010490-bis.jpgPour la deuxième exposition de la saison, Marie Godard a ouvert sa galerie à trois artistes textiles françaises qui ont su dépasser le patchwork traditionnel pour créer leur propre style.

Axelle Motte, de Chambéry, est la plus moderne des trois n'hésitant pas à introduire des matériaux originaux comme le bois, le verre, le carton ou aussi la peinture sur ou sous ses tissus. Ces assemblages harmonieux de matières, de tissus, de volumes, s'inscrivent dans des présentations originales ou des encadrements fait-main. Depuis dix ans, elle enseigne l'art du patchwork à des élèves qu'elle incite eux aussi à dépasser le traditionnel et exprimer leur propre personnalité.

P1010499-bis.jpgL'Orléanaise Gabrielle Paquin se distingue par un travail tout en rayures issu de longues années de patchwork classique. Elle aussi a trouvé son langage artistique en utilisant des étoffes rayées qu'elle magnifie, entre rigueur et fantaisie, dans des courbes et spirales sur fond de clairs-obscurs, et plus loin, toujours entre ombre et lumière, dans des tourbillons de rubans colorés. Un travail dynamique qui accroche le regard du visiteur.

Michèle Clares, la troisième artiste, vit dans son Roussillon natal, au milieu des vignes et des amandiers, sur une colline qui domine la mer. C'est dans ce choix de vie qu'elle puise en partie son inspiration : « Le vent, la mer, la garrigue ont façonné ma vision artistique » déclare Michèle, formée au dessin et à la peinture aux Beaux-Arts de Perpignan, avant de s'orienter vers la décoration textile. L'aquarelle reste toujours une technique qu'elle affectionne et ce sont de nombreuses aquarelles préparatoires qui sont le point de départ de ses oeuvres textiles. Les initiés la définissent ainsi d'aquarelliste textile.

A côté des paysages, des tableaux attestent de ses recherches de composition. Y sont campés des personnages livresques ou mythologiques auxquels elle donne les traits de ceux qui l'entourent. Beaucoup d'émotion transparaît dans ses évocations de mère à l'enfant ou d'un Dyonisos qui a les traits de son fils.
P1010493-bis.jpgLa plupart des tableaux de Michèle Clares ont participé à des expositions en Europe, aux Etas-Unis et au Japon, où ils ont été sélectionnés et primés.

Comme toujours, Marie Godard a invité le talent d'autres artistes, Danielle Yvetot et ses vitraux, et Michel Pierre Brunet, peintre, pour compléter cette exposition à voir jusqu'au 31 juin.

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