27.10.2009

Tatiana Rozenblat : rencontre avec une plasticienne du papier

P1020745-bis.jpgEst-ce que c'est du cuir, de la pierre, du tissu? se demande-t'on en en regardant les structures que présente Tatiana Rozenblat au Centre européen des étoffes et du patchwork. On ne pense pas au papier et pourtant ces créations des plus originales sont fabriquées à partir de cette invention géniale qui nous vient de la Chine et qui date de la nuit des temps.

L'artiste travaille uniquement le papier qu'elle fabrique elle-même à partir de fibres différentes selon le résultat recherché. Ainsi pour ces sculptures créées exprès pour la thématique de l'exposition, elle a utilisé de la fibre de lin, particulièrement longue et solide, et qui offre un aspect cotonneux agréable à manipuler. Cette grande plasticité lui offre une palette infinie avec laquelle elle joue jusqu'à la solidification finale. « Alterner plan et volume, transparence et opacité, unité et répétition » comme elle le revendique, lui permet de « ne pas s'enfermer dans un style ».

L'aspect environnemental du papier passionne Tatiana qui révèle sa perception de la notion de déchet dans une autre série qu'elle a intitulée ''Lambeaux''. De vieilles étoffes en décomposition ont été ainsi récupérées et réutilisées au service de l'art suivant une démarche à la fois artistique et créatrice, mais aussi écologique. Tout se recycle et se transforme et séduit pour en faire des objets décoratifs à part entière grâce à une mise en situation, dans l'ombre ou la lumière, qui leur permet d'occuper l'espace par le jeu des transparences. Derrière l'apparente simplicité de l'oeuvre se cache tout un processus, « une histoire que je raconte et que je mets en forme pour que le public puisse se l'approprier».

A découvrir au Cep jusqu'au 31 décembre.

Autre actualité :
Le Cep est partenaire de la quinzaine '' Les grands chemins '' et à cette occasion, ouvre les portes de son atelier à l'oeuvre de Daniel Kéo tous les après-midi jusqu'au 4 novembre. L'artiste sera présent le dimanche 1 novembre.

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15.10.2009

Quarante artistes en compétition sur le thème : mosaïques, azulejeros...

P1020716-bis.jpgLe dernier grand concours du Centre européen des étoffes et du patchwork a été lancé par Marie Godard il y a maintenant deux ans sur le thème ''Sols, parquets, mosaïques, carrelages, azulejos. De nombreuses artistes se sont alors mobilisées et une quarantaine ont été retenues. Ce sont leurs travaux, aussi variés en inspiration et en dimension qu'en technique et réalisation qui ont été accrochés sur les cimaises de la galerie d'art.

Le résultat est époustouflant et le public, seul juge, aura bien du mal à départager les candidates parmi lesquelles une espagnole et deux roumaines. Très relevé, le concours a attiré de véritables artistes, inconnues, connues ou reconnues, qui se sont plongées, pour l'amour du tissu, des couleurs et aussi de l'élégance, dans les parquets des palais vénitiens et du château de Versailles, des pavements des églises romaines ou tout simplement dans les carrelages de ciment ancien de maison de village.

Peu d'oeuvres, une ou deux seulement, résultent de la seule imagination, toutes les autres sont inspirées de modèles très précis, d'après des photos ou dessins réalisés par les couturières elles-mêmes.
Maryvonne Rozier a ainsi gardé rigoureusement, pour son ''Parquet de Versailles'' , les proportions du parquet d'origine avec ses petits carrés embrevés et des couleurs les plus proches du végétal. De même pour ''Marbre de Rome'', patchwork de Françoise Rigaud, entièrement créé, dans sa composition, son organisation et le choix des couleurs, d'après des photos qu'elle a prises des pavements de Santa Maria Maggiore et Santa Maria del Trastavere à Rome.

Elena Chipara a travaillé ''Hippocampe'' en s'inspirant du pavage de la falaise du casino de Constanta, sa ville natale, située sur les bords de la mer Noire, en Roumanie quant à Maria-Teresa Frutos-Arevalo, ce sont les mosaïques de l'Alhambra et de la Seo de Saragosse qu'elle a choisies pour concourir.
P1020723-bis.jpgOn ne peut manquer ''Le 5e jour'' de Christiane Moulin, artiste installée à Palaiseau. Inspiré des mosaïques byzantines de la cathédrale de Monreale, en Sicile, son travail fait main suit les règles de composition des mosaïstes de l'époque, aussi bien dans le contour que le positionnement des tesselles. Les premiers visiteurs parlent d' « une recherche quasi scientifique et d'un travail admirable ».

P1020717-bis.jpg''San Marco à tes pieds'' est, sans contexte,  la pièce maîtresse de l'exposition. D'abord par ses dimensions, 180 sur 270, ensuite, lorsqu'on s'en approche, par une exécution qui frise la perfection. Véronique Bresson a reconstitué dans cette oeuvre d'une grande rigueur, une partie des mosaïques de sol en marbre de la basilique San Marco de Venise. Tout est à la main, tout est cousu deux fois pour donner du relief aux motifs et en créer de nouveaux. Il a fallu douze ans à Véronique pour achever son chef-d'oeuvre commencé en 1997! Une passionnée formée par Marie Godard et qui a rapidement évolué de belle manière dans l'art textile. Une évaluation paraît impossible, aussi le prix est laissé à l'appréciation d'un éventuel acheteur.

L'exposition est à voir jusqu'au 31 décembre. Les résultats seront alors connus. A savoir que ''les animaux'' est le thème du concours pour 2011.

*** Jusqu'au 31 octobre le Cep est ouvert tous les jours de 10 h 30 à 12 h 30 et 14 h 30 à 19 h. En novembre et décembre, il est ouvert les week-ends et sur rendez-vous.

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Le décor géométrique inspiré de l'Alhambra de Grenade.

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04.10.2009

Connaître les tortues du monde

P1020676-bis.jpgDimanche, dans la salle des fêtes, les tortues marines et les tortues terrestres se sont partagées la vedette pour le plus grand plaisir des yeux de quelque 1 500 visiteurs. Par la foule déplacée, l'association La Tortuga 34 a ainsi démontré l'intérêt du public, qu'il soit curieux ou passionné, pour ces reptiles dont certaines espèces sont en voie de disparition tandis que d'autres, comme la tortue Hermann et la tortue grecque, toutes deux protégées, bénéficient d'une popularité insoupçonnée.

Guy Virieux, le président de l'association, et une dizaine de membres ont été omniprésents sur le site pour partager leurs connaissances en renseignant les visiteurs sur les origines et la biologie des tortues exposées.

Parmi les questions des chéloniophiles le plus souvent posées, on retrouvait la différence entre un mâle d'une femelle, l'alimentation, les comportements ou encore l'hibernation. Des témoignages aussi.

De satisfaction pour cette retraitée installée à Narbonne-Plage qui révèle avec un réel bonheur les 38 ans de sa tortue, photo à l'appui, et la vie sereine qu'elle coule dans le jardin, avec puce et pedigree.

Egalement pour cette autre qui a acheté la tortue avec la...maison. Jocelyne quant à elle, bichonne un couple de Hermann, reçu en cadeau pour la fête des mères, il y a un an, et dont elle veut tout connaître.

P1020687-bis.jpgPlus loin, il est question de Fifi et d'Aglaé. « On a tout faux! » déplore leur propriétaire qui prend note des conseils de Guy Virieux pour redresser, tant qu'il est temps, le régime alimentaire de ses deux tortues. Ces herbivores adorent les herbes sauvages, plantain, liseron, luzerne, la salade notamment la romaine, la mâche ou l'endive, un mets de choix. Mais bannir de leur menu la tomate et les fruits en général, affirme le spécialiste.
Une expo qui a plu et a atteint ses objectifs dont l'un était de mettre l'accent sur les tortues indigènes en France et bien présentes dans l'Aude.

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Des naissances de la veille.  

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03.10.2009

Centre européen des étoffes et du patchwork : plein succès pour les portes ouvertes

P1020656-bis.jpgLa dernière quinzaine de l'exposition de l'été au centre européen des étoffes et du patchwork a été marquée par deux journées exceptionnelles organisées par Marie Godard à l'occasion de la fête du patrimoine.

La maîtresse des lieux a réuni plusieurs artistes rompus à différentes formes d'art textile qui ont dévoilé au public bien de secrets d'atelier. Tel est le cas d'Isabelle Mallet-du-Lac, qui semble vivre une véritable histoire d'amour avec la broderie. Entourée de ses travaux d'aiguille, d'une grande modernité, la jeune femme a mis en avant tout son talent pour présenter et commenter l'ouvrage installé sur le métier. L'occasion aussi pour cette brodeuse émérite de proposer ses cours de broderie que ce soit à Sallèles d'Aude ou à Narbonne.

Autre invité, Alain Dodier, quelque peu surpris de l'engouement que suscite le point de Bayeux dont il s'est fait le spécialiste depuis quelques années. Tout l'été, c'est la ville de Bayeux qui a accueilli ses tapisseries dans une exposition dont le but était de faire mieux connaître une technique de broderie chargée d'histoire, faisant partie du patrimoine national. Ses recherches actuelles l'entraînent vers une modernisation des thèmes tout en restant strictement fidèle au point qui le passionne toujours autant.

Les dentellières de Port-la-Nouvelle ont été également sollicitées par le nombreux public qui a profité de ces deux jours non-stop pour découvrir ou redécouvrir le Cep. Beaucoup de questions ont ''fusé'' démontrant que la dentelle, loin d'être passée de mode, est de nouveau dans l'air du temps, comme révélé par Marie et Carole en faisant admirer les marques pages ou les sous-verres qui remplacent les cols de dentelle de nos grands-mères.

De plus, patrimoine oblige, beaucoup de visiteurs se sont intéressés au site lui-même, un chai magnifiquement restauré et détourné de sa fonction initiale. Un double attrait culturel que Marie Godard a mis en avant, deux jours après, dans le reportage qui était consacré au Cep dans le journal régional de France 3.

P1020658-bis.jpg Les dentellières explorent l'univers de la dentelle mais sont loin d'en avoir fait le tour. Elles se diversifient pour redonner à la dentelle ses lettres de noblesse 

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23.09.2009

Des tortues du monde entier à découvrir à la salle des fêtes

DSCF5323-bis.jpgAccueillie par la municipalité de Sallèles d'Aude, l'association La Tartuga 34 présentera ce samedi 26 septembre, dans la salle des fêtes l'un des vertébrés terrestres les plus archaïques et les plus lents qui soient : la tortue.

La Tartuga 34 est basée à Sauvian, dans l'Hérault, et réunit de nombreux chéloniophiles du Languedoc-Roussillon qui, à l'instar de Patricia, à l'origine de l'expo à Sallèles d'Aude, interviennent auprès du public pour partager leurs connaissances et leur passion des tortues.
« Les tortues sont des reptiles plutôt sympathiques » affirme t'elle. Qui ne connaît, en effet, la tortue grecque ou mauresque que certains élèvent dans leur jardin (photo), la tortue géante des îles paradisiaques de l'Océan Indien ou encore la tortue d'Hermann qui, dans le Var, souffre terriblement de l'activité de l'homme et disparaît dans les incendies qui sévissent chaque été.

L'expo est destinée à rappeler qu'il existe plus de 300 espèces de tortues dans le monde dont beaucoup sont menacées de disparition. Elle apprend aussi qu'il existe deux tortues d'eau douce indigènes en France, et bien présentes dans l'Aude.

Les visiteurs pourront découvrir l'étrange tortue à cou de serpent venant d'Australie, la tortue du désert ou la redoutable tortue alligator s'acclimatant parfaitement en France. D'ailleurs, un accent particulier est mis sur ces tortues appartenant à la faune dite endémique : la tortue d'Hermann, la Cistude et l'Emyde lépreuse. Des espèces déclinées en adultes et jeunes, voire nées il y a quelques jours.

L'exposition fait ainsi la part belle à la diversité mais aussi à la biologie de ces animaux apparus il y a plus de 200 millions d'années. Une information complète est dispensée sur la réglementation ( bien souvent complexe), sur la détention et sur l'élevage des tortues.
Patricia a prévu une aire de jeux sur le site pour les jeunes enfants pendant que les parents se pencheront sur les dizaines d'espèces exotiques, méditerranéennes, tortues terrestres, d'eau douce ou de marécage qui seront exposées.

L'on dit que la tortue mène une vie paisible et pacifique, qu'elle est à la recherche de la sagesse et du bonheur. Aussi est-il encouragé au public à venir s'en inspirer. L'expo sera ouverte de 10 h à 18 h.

 

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15.09.2009

Le patrimoine en fête au Centre européen des étoffes et du patchwork

P1020406-bis.jpgEn choisissant il y a quelques années maintenant, un ancien chai, en bordure du canal, pour y créer le centre européen des étoffes et du patchwork, Marie Godard précisait avoir comme souci premier de « sauvegarder le patrimoine et le labeur de nos ancêtres ». C'est dans ce même esprit, alors que le bâtiment a été admirablement restauré dans le respect de son passé, qu'elle a préparé les journées du patrimoine des 19 et 20 septembre dont le thème pour cette 26e édition est « Un patrimoine ouvert à tous ».

002.JPGDans cet écrin, la dentelle et la broderie seront à l'honneur. Les dentellières de Port-la-Nouvelle feront devant les visiteurs la démonstration de leur talent ainsi qu'Isabelle Mallet-du-Lac, brodeuse attitré du Cep où elle dispense des cours, tout au long de l'année. Diplômée des Métiers d'art, cette experte de l'aiguille connaît sur le bout de son dé l'immensité des champs d'application de la broderie, qu'elle soit traditionnelle, de Lunéville, de Bayeux, point de croix et peinture à l'aiguille. Actuellement ses dernières créations figurent en bonne place sur les cimaises de la galerie d'art du Cep. A découvrir deux nus brodés d 'après des modèles de l'école des Beaux-Arts de Narbonne et des ciels interprétés en broderie qui témoignent de la grande diversité que propose cette discipline.

Présente aussi pour aller à la rencontre du public, Line Muzard qui travaille tous les tissus et n'importe lesquels, des soies les plus riches aux voiles et rideaux en passant par les rubans et les vieux cols de grands-mères, des tissus souvent chinés chez les antiquaires, qu'elle détourne avec maestria et enthousiasme. Elle parle ainsi de « recyclage » en désignant des créations résolument contemporaines qui expriment à l'évidence la joie de coudre.

003.JPGAlain Dodier est un passionné de la Tapisserie de Bayeux qui revient pour ces journées après un passage remarqué au Cep en 2008 à l'occasion de la semaine des arts. Ce brodeur virtuose qui s'emploie depuis des années à perpétuer la technique du point de Bayeux expliquera son travail et présentera des reproductions à l'identique de la célèbre tapisserie ainsi que la broderie exposée cet été à Béziers à l'occasion du 800e anniversaire de la croisade contre les Albigeois.

*** Pour ces deux jours exceptionnels, Marie Godard propose une ouverture non-stop de 10h 30 à 19h et un prix réduit, 2 € au lieu de 3.

 

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29.08.2009

L'art polynésien s'expose au Centre européen du patchwork

P1020397-bis.jpgLes tifaifai sont à Tahiti ce qu'est le boutis à la Provence.

Art textile par excellence, ils sont les pièces maîtresses de la décoration intérieure de par leur grand format, 3 m sur 2,5 m, mais surtout ils ont acquis, petit à petit, leurs lettres de noblesse dans les familles, devenant cadeau traditionnel et élément indissociable de tout mariage qui se respecte : les nouveaux mariés sont enroulés dans un tifaifai pour leur souhaiter une heureuse union. On les retrouve sur les murs et sur les lits et ils drapent les personnes honorées, tel le célèbre capitaine Bligh, commandant du Bounty, accueilli ainsi à Tahiti.

Josiane Valette est née en France mais a grandi sur l'île Moorea, dans l'archipel de Tuamotu. Elle y a appris à coudre et c'est enfant qu'elle a réalisé ses premiers tifaifai, au contact des ''mamas'' polynésiennes qui travaillent en groupes et transmettent oralement leur savoir-faire. Rentrée en Métropole, elle a dû batailler pour promouvoir ces grands couvre-lits décoratifs pourtant directement hérités des patchworks que cousaient les femmes des missionnaires anglais, mais adaptés aux besoins et aux goûts des îliennes.

Technique
Contrairement aux quilts classiques, le travail d'appliqué ne comporte que 2 épaisseurs. La supérieure, d'un seul tenant, comprend motif et bordure, elle est appliquée sur le tissu de fond de même dimension avec de tous petits points invisibles, à la main bien sûr. Une étape longue et difficile. Attention aux faux plis et de plus il faut que la symétrie soit parfaite! Quant aux formes et aux couleurs, elles reproduisent la vie quotidienne, la faune et la flore très riches des îles.
Les tifaifai font vibrer les cimaises du centre européen du patchwork et « pour un peu, ils font sentir la mer, les fleurs de tiaré et le soleil sur la peau » suggère Marie Godard qui, encore une fois a déniché des perles rares.

Il en est ainsi également de Kaïna Mottet qui explore le thème des ''nègres marrons'', terme qui désigne les esclaves fugitifs et qui vient de l'espagnol ''cimarron''. Cimarron est d'ailleurs le titre de l'un des trois tableaux accrochés par l'artiste, des portraits qui racontent aussi l'histoire d'une passion pour le « bidouillage » comme elle se plaît à l'appeler. Peintre de formation, elle continue, avec les tissus et bien d'autres matières, la même technique utilisée pour ses gouaches. « Je découpe comme je peins » précise t'elle ajoutant que la découpe au ciseau est pour elle identique à tirer sur un fil. Un même geste! Le résultat est étonnant et a été plébiscité dans des expos aux USA, aux Antilles bien sûr où l'artiste a toujours un atelier, et aussi en France et en Italie.

Il reste aux amateurs tout le mois de septembre pour admirer au centre européen du patchwork un art textile qui prend de plus en plus de place dans l'art contemporain.P1020473-bis.jpg

Pour obtenir une symétrie parfaite, les draps sont pliés en 4 avant d'être découpés

P1020477-bis.jpgKaïna joue sur les mats et les brillants des matières pour une approche différente selon le moment de la journée.

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